Cultiver son potager

Cultiver la capucine
Botanique
Nom français : Capucine
Nom latin : Tropaeolum majus
Famille : Tropaeolacées
Origine : Amérique du Sud
Cycle : annuel
Rusticité : plante non rustique, sensible au gel
Au jardin
Besoins en eau : moyens, mais tolère bien la sécheresse
Exposition : plein soleil à mi-ombre
Sol : pauvre à modéré, bien drainé
Semis : Directement en place après les derniers gels, généralement en mai
Récolte : Feuilles, fleurs et jeunes fruits comestibles de l’été à l’automne
La capucine, ou Tropaeolum majus, est une plante annuelle à la floraison généreuse, appréciée tant pour son intérêt ornemental que pour ses vertus culinaires et médicinales. Originaire d’Amérique du Sud, elle fut introduite en Europe au XVIᵉ siècle et a rapidement conquis les jardiniers grâce à ses couleurs vives, sa facilité de culture et sa capacité à repousser certains nuisibles du potager.
Origines et caractéristiques générales de la capucine
La capucine est native des régions montagneuses d’Amérique du Sud, plus précisément du Pérou, de la Bolivie et de la Colombie. Son nom latin, Tropaeolum majus, se réfère aux petits boucliers que les légionnaires romains suspendaient à un trophée de guerre (tropaeum), et qui rappellent la forme caractéristique de ses feuilles. Introduite en Europe vers le XVIᵉ siècle, la capucine s’est imposée d’emblée comme une plante décorative indispensable dans les jardins de curé, en raison de ses fleurs aux tons chauds (rouge, orange, jaune) et de son port rampant ou grimpant selon les variétés.
Sur le plan botanique, la capucine appartient à la famille des Tropaeolacées, qui ne compte qu’un seul genre, Tropaeolum. Ses feuilles, presque rondes, présentent un long pétiole relié en position centrale, ce qui leur confère un aspect particulier souvent comparé à un parapluie ou à un bouclier. Les fleurs, quant à elles, sont constituées de cinq pétales irréguliers et d’un éperon nectarifère à l’arrière, source de nourriture pour de nombreux insectes pollinisateurs.
Au jardin, la capucine se démarque par sa croissance rapide : en quelques semaines seulement, elle peut couvrir un treillage, garnir des suspensions ou se faufiler entre des plantes plus hautes. Son système racinaire est relativement superficiel, ce qui la rend compatible avec des cultures en pot ou en jardinière. Robuste, elle réclame peu de soins et tolère des sols assez pauvres, à condition d’être bien exposée et arrosée régulièrement.

Anecdotes historiques
La capucine a marqué l’histoire occidentale de plusieurs manières :
- Introduction en Europe : rapportée des Andes par les explorateurs espagnols à l’époque des grandes découvertes, elle a rapidement été adoptée par les botanistes et les jardiniers, notamment grâce à son attrait ornemental.
- Nom populaire : on la surnommait autrefois « cresson d’Inde » ou « cresson du Pérou », en référence à son goût piquant proche du cresson et à ses origines géographiques.
- Symbolique : la capucine est parfois associée à la victoire ou à la bravoure. Cette symbolique viendrait du lien fait par Carl von Linné entre la forme de ses feuilles et les boucliers des guerriers antiques.
- Utilisation par les moines : elle doit l’un de ses noms vernaculaires à la forme de son éperon, rappelant la capuche des moines capucins. Les religieux appréciaient ses propriétés médicinales et son goût épicé pour agrémenter leurs plats.
Ces anecdotes historiques témoignent de la fascination exercée par la capucine et de son importance dans le patrimoine horticole.
Variétés de capucines
Il existe de nombreuses variétés de capucines, dont la plupart sont annuelles. Voici quelques-unes des plus connues, chacune ayant ses particularités et son intérêt :
- Capucine naine : elle atteint généralement 20 à 30 cm de hauteur et s’étale facilement, formant un tapis coloré idéal pour les bordures ou la culture en pot. Les variétés naines sont souvent appréciées pour leur floraison abondante et compacte.
- Capucine grimpante : elle peut grimper à plus d’un mètre de hauteur si on lui offre un support. Elle convient donc bien pour couvrir un treillis, une pergola ou un grillage, et offre une profusion de fleurs tout au long de la belle saison.
- Capucine à fleurs doubles : certaines sélections présentent des pétales supplémentaires, donnant un aspect plus « rempli » ou « pompon » aux fleurs. Elles peuvent être particulièrement attractives dans les massifs fleuris.
- Capucine tubéreuse (Tropaeolum tuberosum) : moins commune, cette espèce est cultivée pour ses tubercules comestibles, qui se consomment cuits. Originaire des Andes, elle résiste mieux à des conditions fraîches, mais son cycle et sa culture sont plus délicats.
Selon les variétés, on trouve des coloris allant du jaune pâle au pourpre intense, en passant par l’orange vif ou le rouge flamboyant. Certaines sélections récentes offrent même des fleurs bicolores ou panachées, permettant ainsi de composer un décor très varié.
Conditions de culture idéales
La capucine apprécie particulièrement une exposition ensoleillée, voire légèrement ombragée dans les régions les plus chaudes. Elle n’est pas trop exigeante en termes de sol : un substrat léger, bien drainé et modérément riche en matière organique lui conviendra parfaitement. Contrairement à d’autres plantes fleuries, la capucine fleurit davantage lorsque le sol n’est pas trop fertile. Un excès d’azote, notamment, encouragera la croissance des feuilles au détriment des fleurs. Veillez donc à ne pas abuser d’engrais riches en azote.
La plage de températures idéale pour la capucine se situe généralement entre 15 et 25 °C. Plus la température est chaude, plus la plante aura besoin d’arrosages réguliers pour éviter le stress hydrique et garantir une floraison optimale. Dans les régions au climat méditerranéen, ou lors d’épisodes de canicule, un paillage au pied de la plante peut s’avérer très bénéfique pour conserver la fraîcheur du sol et réduire la fréquence des arrosages.

Semis et plantation
La capucine peut être semée en pleine terre ou démarrée en godets à l’intérieur, puis repiquée une fois les gelées terminées. Voici deux méthodes couramment employées :
Semis en godets
- Remplissez des godets ou des petits pots d’un terreau spécial semis, léger et drainant.
- Déposez une à deux graines par godet, en les enfonçant d’environ un centimètre dans le substrat.
- Arrosez légèrement et maintenez le terreau humide tout au long de la germination, mais sans excès pour éviter la pourriture.
- Placez les godets dans un endroit lumineux, à une température d’environ 18 °C. La levée intervient généralement après 10 à 14 jours.
- Lorsque les jeunes plants possèdent deux à trois feuilles, vous pouvez éclaircir en ne conservant qu’un plant par godet, celui qui semble le plus vigoureux.
- Attendez la fin des risques de gelées (courant avril-mai, selon les régions) pour repiquer vos plants en pleine terre ou en jardinières.
Semis direct en pleine terre
- Choisissez un emplacement ensoleillé ou légèrement ombragé, à l’abri des vents froids et si possible près d’un support (treillis, grillage) si vous optez pour une variété grimpante.
- Lorsque la terre s’est suffisamment réchauffée (fin avril à mai), bêchez légèrement la surface pour l’ameublir et retirez les mauvaises herbes.
- Semez les graines à 2 ou 3 cm de profondeur, en poquets de 3 ou 4 graines, espacés de 30 à 40 cm pour les variétés naines et de 40 à 50 cm pour les variétés grimpantes.
- Arrosez et maintenez le sol frais jusqu’à la levée, qui intervient généralement au bout de 10 à 15 jours.
- Éclaircissez pour ne conserver qu’un plant vigoureux par poquet afin d’éviter la concurrence entre les jeunes capucines.

Entretien de la capucine
La capucine est une plante peu exigeante, mais quelques gestes simples permettent de la maintenir en bonne santé et de prolonger sa floraison :
- Arrosage : il doit être régulier, surtout en période de chaleur. Un arrosage tous les deux à trois jours peut s’avérer nécessaire dans les zones très ensoleillées ou lors de sécheresses. Évitez cependant l’excès d’eau, car la capucine supporte mal les sols détrempés.
- Paillage : pour conserver l’humidité du sol et limiter la pousse des mauvaises herbes, n’hésitez pas à pailler le pied de vos capucines avec des matériaux organiques (paille, feuilles mortes, tonte de gazon séchée, etc.). Le paillage contribue aussi à enrichir le sol en se décomposant.
- Taille : elle n’est pas indispensable, mais vous pouvez supprimer régulièrement les fleurs fanées pour encourager la floraison. Sur les variétés grimpantes, vous pouvez aussi guider les tiges et les attacher délicatement à leur support si nécessaire.
- Fertilisation : un apport léger en compost mûr en début de saison peut être bénéfique, mais évitez les engrais trop riches en azote, qui favoriseraient la production de feuilles aux dépens des fleurs.
- Rotation des cultures : si vous cultivez la capucine chaque année, pensez à la déplacer ou à changer de place au potager pour éviter l’accumulation de pathogènes dans le sol. Toutefois, son rôle de « plante compagne » dans le potager est tel que vous pouvez aussi la maintenir à proximité de légumes sensibles aux pucerons, tant qu’elle ne présente pas de signes de maladie.
Maladies et ravageurs
Bien que la capucine puisse être un véritable aimant à pucerons, ce phénomène peut se révéler être un atout dans un potager : les pucerons préfèrent souvent se ruer sur la capucine plutôt que sur d’autres légumes plus fragiles (comme les haricots ou les pois). Vous protégez ainsi indirectement vos autres cultures. En cas d’infestation trop importante, vous pouvez toutefois intervenir :
- Pulvérisations d’eau savonneuse : un mélange d’eau et de savon noir appliqué directement sur les colonies de pucerons peut suffire à les éliminer.
- Introduction de coccinelles : les larves de coccinelles sont friandes de pucerons et contribuent à réguler naturellement leur population.
Côté maladies, la capucine peut être sujette à l’oïdium, un champignon qui apparaît sous forme d’un feutrage blanc à la surface des feuilles. Pour limiter les risques, veillez à ne pas mouiller le feuillage lors des arrosages et à bien aérer la plante. Supprimez et détruisez rapidement les feuilles atteintes pour empêcher la propagation du champignon.
La pourriture grise (Botrytis) peut également s’installer par temps humide ou en cas d’excès d’arrosage. Dans ce cas, amendez la terre pour améliorer le drainage et supprimez les parties malades. Un espacement suffisant entre les plants permet également de réduire la propagation des maladies.
Utilisations comestibles
La capucine est tout à fait comestible : feuilles, fleurs et graines peuvent agrémenter de nombreux plats. Les feuilles, au goût légèrement poivré, rappellent celui du cresson, tandis que les fleurs, plus douces, apportent une note colorée et décorative dans les salades. Les graines, quant à elles, peuvent être préparées au vinaigre comme des câpres (on parle parfois de « câpres de capucine »), offrant ainsi une alternative originale et économique.
Idées d’utilisation culinaire :
- Salades composées : parsemez vos salades de feuilles ou de pétales de capucine pour ajouter de la couleur et une légère saveur piquante.
- Apéritifs : les fleurs entières peuvent servir de base à de petits amuse-bouches garnis de fromages frais, de guacamole ou de tartinades variées.
- Condiments : récoltez les graines encore vertes et laissez-les mariner dans du vinaigre pour créer de faux câpres, parfaits pour relever les plats de poisson, de viande blanche ou de légumes grillés.
Veillez cependant à ne consommer que des capucines non traitées par des pesticides ou des engrais chimiques. Si vous souhaitez privilégier une consommation sécurisée, cultivez vos propres plantes ou renseignez-vous sur les conditions de culture de celles que vous achetez.
Associations bénéfiques au potager
La capucine occupe une place de choix en permaculture et en jardinage biologique, car elle a la capacité d’attirer et de piéger certains ravageurs. En particulier, les pucerons, mais aussi les altises, se concentrent souvent sur la capucine au lieu de s’en prendre à des légumes plus sensibles.
Voici quelques exemples d’associations intéressantes :
- Avec les courges et courgettes : la capucine contribue à embellir le pied des cucurbitacées et, en attirant les pucerons, évite qu’ils ne se propagent aux feuilles des courges ou des courgettes.
- Avec les choux : les altises, petits coléoptères friands des choux, peuvent être piégées par la capucine, préservant ainsi vos brassicacées.
- Avec les haricots grimpants : la capucine grimpante peut partager le même support, tout en offrant un refuge aux auxiliaires comme les coccinelles ou les syrphes, prédateurs naturels des pucerons.
En plus de son rôle de plante-piège, la capucine favorise la biodiversité et attire de nombreux pollinisateurs (abeilles, bourdons, papillons), grâce au nectar contenu dans ses fleurs. Elle contribue ainsi à l’équilibre de votre jardin et à la pollinisation de vos légumes et fruitiers.

Récolte et conservation
Si vous cultivez la capucine à des fins culinaires, vous pouvez commencer à récolter ses feuilles dès qu’elles sont suffisamment développées, en les prélevant au fur et à mesure de vos besoins. Pour la floraison, attendez que les fleurs soient bien ouvertes et cueillez-les le jour même de leur consommation afin de profiter au maximum de leur fraîcheur et de leur saveur.
Les graines se récoltent lorsqu’elles commencent à brunir et à se détacher facilement de la plante. Vous pouvez alors les faire sécher dans un endroit ventilé et à l’abri de l’humidité, avant de les stocker dans des sachets en papier ou des bocaux hermétiques. Les graines de capucine se conservent généralement bien pendant un à deux ans, mais leur pouvoir germinatif diminue avec le temps. Il est donc conseillé de les semer dès la saison suivante pour obtenir un bon taux de levée.
Pour conserver les « câpres de capucine », faites-les mariner dans du vinaigre de cidre ou du vinaigre de vin blanc avec éventuellement quelques aromates (thym, laurier, ail) et conservez-les dans un bocal stérilisé. Elles se garderont ainsi plusieurs mois au réfrigérateur, à l’abri de la lumière.
Conseils écologiques et préservation de la biodiversité
La capucine est souvent présentée comme une plante écologique exemplaire, car elle participe activement à la régulation naturelle des ravageurs dans le potager, tout en attirant les pollinisateurs. Pour maximiser ces bienfaits, adoptez quelques gestes simples :
- Zéro pesticide : évitez de recourir aux produits chimiques, qui nuisent non seulement aux pucerons mais aussi à leurs prédateurs naturels et aux pollinisateurs.
- Préservation des auxiliaires : encouragez l’installation des coccinelles, syrphes et autres insectes utiles en semant des plantes mellifères (phacélie, bourrache, etc.) et en laissant certains espaces sauvages dans votre jardin.
- Rotation et diversité : variez les cultures et les emplacements d’une année à l’autre pour prévenir l’apparition de maladies et la multiplication des ravageurs.
- Compost et paillis : privilégiez les apports de matière organique et les paillages naturels pour enrichir et protéger votre sol, contribuant ainsi à la santé globale de vos plantes.
Grâce à ces pratiques, vous renforcerez la résilience de votre jardin face aux aléas climatiques et aux invasions d’insectes nuisibles, tout en favorisant la biodiversité locale.
Propriétés médicinales
Moins connue que ses usages ornementaux ou culinaires, la capucine possède néanmoins des vertus médicinales intéressantes :
- Expectorant : la capucine a parfois été recommandée pour soulager les affections respiratoires légères, grâce à ses propriétés antiseptiques.
- Stimulant immunitaire : en usage traditionnel, on lui attribue un effet fortifiant sur l’organisme, même si les études scientifiques à ce sujet restent limitées.
Il convient toutefois de rappeler que l’automédication présente des risques : en cas de doute ou de symptômes persistants, il est indispensable de consulter un professionnel de santé. La capucine ne remplace pas les traitements médicaux adaptés, mais elle peut s’intégrer à une hygiène de vie équilibrée, basée sur la consommation de produits naturels et l’usage raisonné de remèdes issus du jardin.
La capucine en permaculture
En permaculture, on mise sur la diversité végétale, la complémentarité et la coopération entre les espèces pour créer des écosystèmes résilients et durables. À ce titre, la capucine est une plante compagne de choix, notamment pour :
- Attirer les pollinisateurs : ses fleurs nectarifères offrent une source de nourriture abondante pour les abeilles, bourdons, papillons et autres insectes utiles.
- Protéger les cultures : en jouant le rôle de « plante-piège », la capucine détourne les pucerons ou les altises de vos légumes sensibles.
- Améliorer la biodiversité : ses feuilles et ses fleurs abritent de nombreux petits animaux (insectes, araignées), qui contribuent à l’équilibre de la microfaune du jardin.
En outre, la capucine peut servir de paillis vivant : si vous la laissez ramper au sol entre vos légumes, elle limitera la pousse des mauvaises herbes et protégera la surface du sol contre l’érosion. Veillez néanmoins à ne pas laisser la capucine étouffer vos jeunes plants ou envahir tout l’espace disponible. Une gestion modérée et équilibrée s’impose pour tirer le meilleur parti de ses atouts.
FAQ sur la culture de la capucine
Q : À quelle période semer la capucine ?
R : Les semis peuvent se faire en godets à l’intérieur dès mars-avril, puis être repiqués après les dernières gelées, ou bien directement en pleine terre à partir de fin avril ou début mai, lorsque le sol est suffisamment réchauffé.
Q : Peut-on cultiver la capucine en pot ou en jardinière ?
R : Absolument, la capucine naine se prête particulièrement bien à la culture en contenant. Veillez à utiliser un terreau de qualité et à arroser régulièrement, surtout par temps chaud.
Q : Pourquoi mes capucines ne fleurissent-elles pas ?
R : Un excès d’azote dans le sol peut favoriser la croissance des feuilles au détriment de la floraison. Vérifiez également que vos capucines bénéficient d’une exposition ensoleillée et d’arrosages adaptés.
Q : Mes capucines sont envahies de pucerons, que faire ?
R : Si la pression est trop importante, pulvérisez de l’eau savonneuse (savon noir) et invitez les auxiliaires prédateurs (coccinelles, larves de syrphe) en installant des plantes mellifères à proximité. Vous pouvez aussi accepter que la capucine joue son rôle de « plante-piège », protégeant ainsi d’autres cultures.
Q : Les graines de capucine sont-elles comestibles ?
R : Oui, elles peuvent être consommées vertes, marinées dans du vinaigre, pour en faire de faux câpres. En revanche, assurez-vous de ne consommer que des graines issues de plantes non traitées.
La capucine, un trésor pour le jardin
La capucine est bien plus qu’une simple plante ornementale. Ses qualités multiples – floraison éclatante, facilité de culture, propriétés insectifuges et comestibles – en font une alliée précieuse pour tous les jardiniers, qu’ils soient débutants ou confirmés. Au-delà de son usage esthétique, elle contribue à l’équilibre écologique du potager en attirant les pucerons sur ses feuilles plutôt que sur les légumes, et en hébergeant les précieux insectes pollinisateurs. Sa culture ne nécessite que peu d’entretien et s’adapte à différents contextes (massifs, pots, suspensions), faisant d’elle une candidate idéale pour tous types de jardins.
Que vous recherchiez une plante facile à vivre, un éclat de couleurs pour vos massifs ou un ingrédient original pour votre cuisine, la capucine répondra à vos attentes. En semant quelques graines dès le printemps, vous profiterez d’une floraison généreuse jusqu’aux premières gelées, et vous contribuerez à la préservation de la biodiversité dans votre environnement. Son nectar nourrira les abeilles et les papillons, tandis que ses feuilles piquantes, ses fleurs colorées et ses graines marinées raviront vos papilles. Pour les amateurs de permaculture et de jardins naturels, la capucine reste une plante compagne incontournable, capable de concilier esthétique, productivité et respect de la vie sauvage.
En adoptant la capucine, vous faites un pas de plus vers un jardin vivant, harmonieux et généreux. Prenez plaisir à observer les insectes qui la visitent, à goûter ses pétales dans vos salades, et à la voir se dresser vaillamment contre les pucerons. Vous découvrirez vite qu’elle représente bien plus qu’une simple fleur : c’est une alliée fidèle, élégante et pleine de surprises, prête à embellir vos espaces extérieurs saison après saison.
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