Soigner son basilic

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Vous êtes très nombreux à me poser des questions sur le basilic. Une fois il est devenu jaune, une autre fois il a des taches noires, ou pire il pourrit. Je te donne dans ma vidéo tous mes conseils pour que tu réussisses sa culture.

Le basilic nous vient d’Asie du sud et d’Afrique centrale et a été importé en Europe il y a environ 1800 ans. Il en existe plus de 60 espèces avec pour la plupart des parfums envoutants. Son nom signifie littéralement petit roi et on le retrouvait en bonne place sur la table de Louis XIV. Paraitrait-il que celui-ci le consommait avec du poulet.

Très utilisé en cuisine, le basilic a également des vertus médicinales. Toutes les cuisinières te diront qu’il excelle contre les troubles digestifs, les ballonnements ou encore les crampes d’estomac.

Malheureusement le basilic est une plante très sensible à son environnement et n’est pas des plus simple à cultiver. Dès le semis, il pose des problèmes. Je vais me concentrer sur les gestes à faire pour éviter les difficultés avant que celles-ci n’apparaissent.

Divise-le

Si tu as acheté ton basilic déjà prêt à être planté en jardinerie, il a certainement été semé très dense dans un pot. Une telle quantité de plantes dans un si petit espace n’est pas très bon sur le long terme car il risque de manquer de place.

Ce sont les conditions par excellence pour devenir un foyer pour les maladies cryptogamiques (botrytis et compagnie).

Je te conseil donc de le séparer en plusieurs parties et de le replanter soit dans plusieurs pots soit dans un pot beaucoup plus grand. Avec un pot acheté dans le commerce, tu peux généralement en faire 2 voire même quatre. C’est dire si les plantules sont trop serrées dans leur pot d’origine.

Trouve-lui sa bonne place

Le basilic est une plante frileuse qui n’aime pas les excès de soleil et encore moins d’eau. Évite lui donc toute exposition au vent, un coin abrité lui fera plaisir. Place-le de préférence à la mi-ombre.

Petite anecdote, le plus beau basilic que j’ai vu de ma vie était cultivé sous un grand parapluie dans un jardin un peu curieux. Il était à l’abris de la pluie, du vent et du soleil. Si tu reproduis cette astuce, surveille les arrosages.

Encore plus de feuilles

Planté au soleil, ton basilic, va produire plus de fleurs au détriment des feuilles, la mi-ombre lui sera donc bénéfique. Pince entre le pouce et l’index les sommités florales : la plante va ainsi se ramifier et restera plus trapue, produisant un plus grand nombre de feuilles pour tes pestos.

Il aime la paille

Le paillage est un élément indispensable à la culture du basilic en pleine terre. Évite-lui au maximum les excès d’eau au pied. Il risquerait de pourrir.

S’il est planté en pleine terre, bine et sarcle autour de la plante avant de déposer le lit de paille. Ne lésine pas sur la quantité, ajoute une belle épaisseur d’environ 6-7 cm composée de tonte sèche ou de paillette de lin.

Mollo sur l’arrosage

Arrose modérément. Le sol doit avoir le temps de sécher entre deux arrosages.

Si ta terre est trop argileuse, elle retient l’eau, ajoute du compost et du sable pour créer un drainage.

Le mot de la fin

Tu le sais maintenant, le basilic ne se plait pas partout. Et le pire dans l’histoire c’est qu’une fois que tu lui as trouvé sa place il faudra le changer d’année en année pour créer une bonne rotation de culture. Personnellement il est planté chaque année aux pieds des tomates comme ça il bénéficie de leur ombre et il renforce leur goût parait-il.