Lutter contre les pucerons

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Le puceron n’a pas que des amis au jardin. Heureusement pour vous car il n’épargne de ses piqûres aucune de vos plantes. Soyez fin stratège et déjouez ses attaques ou minimisez-en les dégâts. Je vous propose des solutions 100% naturelles !

Des pucerons il y en sur toutes les plantes même s’ils semblent préférer les fèves, les capucines, les rosiers, les pois… Chacun d’eux a son espèce végétale de prédilection et arbore des couleurs variées : vert, gris, bronze, noir, jaune, cendré… On en trouve plus de 800 espèces différentes rien qu’en Europe. C’est dire si le fléau est courant.

Ils s’installent de préférence sur les jeunes pousse tendres. Le printemps, quand tout pousse en flèche, est vraiment leur saison ! Une fois sur place, ils ne bougent plus. Il leur suffit d’introduire leur stylet piqueur dans une feuille tendre pour pomper la sève nourricière. Ils sécrètent un liquide sucré, le miellat, qui rend les feuilles collantes et favorise le développement de la fumagine. C’est une sorte de champignon microscopique, non parasite, qui ressemble à de la suie et gêne la photosynthèse.

A chaque piqûre, ils injectent un peu de leur salive empoisonnée. Les jeunes pousses se crispent, se boursouflent, rougissent et finissent pas sécher. La plante s’affaiblit et quand elle n’est plus apte à nourrir la colonie, les pucerons iront voir ailleurs avec les ailes qui leur pousseront sur le dos.

Les fourmis des chemins sont leurs meilleures amies. Elles défendent les colonies de pucerons contre leurs ennemis. Mais ce n’est pas gratuit. Elles font cela pour récupérer leur miellat. Elles sont même capables de stimuler les pucerons pour qu’ils prélèvent davantage de sève et en produisent plus.

S’en débarrasser

Effrayez les pucerons

Pour les espèces qui sont régulièrement atteintes comme les fèves, je joue la prévention à fond. Quand mes fèves ont formé leurs premières gousses, je place des bandes de papier alu sur le sol, côté brillant vers le ciel, de chaque côté du rang de fèves, maintenues avec des briques ou des pierres.

La réverbération du sol créée une lumière très vive qui perturbe les pucerons. Je parviens ainsi à retarder leur installation sur les jeunes pousses presque jusqu’à la récolte. N’oublie pas de ramasser ensuite le papier d’alu.

Préparation « maison »

Les manuels de jardinage « bio » regorgent de potions anti-pucerons à préparer soi-même. Pour ma part, j’ai ma petite recette fétiche. La solution de savon noir (200 g pour 10 l d’eau) est un classique, mais je préfère en renforcer l’efficacité avec un purin de prêle. Je laisse macérer quelques jours 200 g de feuilles fraîches de prêle, hachées dans 10 litres d’eau. Je filtre et j’ajoute 100 g de savon noir. Pulvérisé en début d’attaque, ce produit élimine les pucerons en quelques jours.

Ose le biocontrole

Quand les pucerons sont là, je ne jure que par les coccinelles. Leurs larves sont des dévoreuses de pucerons. Elles ressemblent à de minuscules « chenilles » à pattes, gris foncé légèrement bleuté, ponctué de jaune vif.

Commande-les rapidement dans les points de vente de jardinage ou sur le net. Dépose ensuite tes larves sur les feuilles des plantes atteintes. Elles sont aveugles : seul leur odorat les guide vers leurs proies. Évite de les déposer à proximité de végétaux odorants. Elles vont te débarrasser progressivement de l’agresseur.

Et après ?

Ne t’attends pas à voir disparaître tous les pucerons dès le lendemain du lâcher de coccinelles : cela peut prendre plusieurs jours. En un mois, une jeune larve de coccinelle devient adulte et peut à son tour pondre des œufs à proximité d’une colonie de pucerons.

Achète des larves de coccinelles de chez nous à 2, 7 ou 11 points. Évite la coccinelle asiatique (Harmonia) vorace mais qui perturbe l’équilibre biologique. Cela fonctionne bien aussi pour les fleurs en bacs et jardinières