Aux petits soins des tomates

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Pluie, fortes chaleurs, attaques de ravageurs, la tomate a beau posséder de grande capacité adaptative, elle est tout de même sensible à de nombreuses menaces. Avec un peu de soins appliqué régulièrement, on limite la propagation de ses attaques.

La taille et le tuteurage

Parmi les attaques sur les tomates les plus fréquentes, on trouve le mildiou, l’alternariose, l’oïdium. Pour permettre au feuillage de sécher entre chaque pluie et au soleil d’atteindre les fruits et ainsi les faire rougir, j’enlève à mes tomates tous les dix jours les « gourmands » (Ces tiges qui poussent à l’aisselle des feuilles) S’ils sont sains et qu’ils font déjà grand taille qu’un crayon, il est possible de les bouturer dans un verre d’eau et de pouvoir avoir de nouveaux plantons pour pas un sou. Les premières tomates arriveront un peu plus tard. Cela permet aussi d’étaler les récoltes.

Le paillage et l’arrosage à l’engrais

Je paille mes tomates avec environ 10 cm de paillage. Je mélange de la paille avec des déchets de tontes et de tailles en petits morceaux. Si vous êtes sur un balcon, on trouve des paillis de chanvre, de lin ou de miscanthus dans les jardineries. Cela conserve l’humidité au pied des tomates et évite les à-coups d’eau. Le paillage a aussi l’avantage de stimuler l’activité biologique du sol. J’arrose mes pieds de tomates tous les 15 jours avec un purin aux 4 plantes (ortie, prêle, consoude et fougère) pour les stimuler. Je recommande une dilution de 10% (1 litre dans 9 litres d’eau de pluie).

En dernier recours

Cela réduit aussi les maladies. Et si malgré la mise en œuvre de ces bonnes pratiques, des symptômes de contamination apparaissent, j’interviens très rapidement. J’alterne tous les dix jours avec des pulvérisation de décoction de prêles et de souffre. Pour éviter les récidives les année suivantes, j’essaie de les prévenir en effectuant une bonne rotation de culture en évitant de les planter au même endroit pendant au minimum 4 ans. Côtés ravageurs, les plus à craindre sont les pucerons (vecteurs de virus) et la noctuelle des tomates. Je les traite avec une décoction de feuilles de rhubarbe.