Pomme de terre

Pomme de terre

Ah le goût des pommes de terre nouvelles fraîchement arrachées, rincées sous le robinet, aussitôt cuites et servies avec une noisette de beurre et un peu de persil… que te faut-il de plus pour leur offrir une place dans ton potager.

Botanique

Nom latin : Solanum tuberosum
Famille : Solanacées
Origine : Pérou

Conseils & entretiens

Rusticité : annuel
Dimmension : 30 cm
Sol : bien drainé
Méthode de multiplication : plantation de tubercule
Besoins en eau : soleil pleinsoleil pleinsoleil noirsoleil noirsoleil noir
Exposition : soleil pleinsoleil pleinsoleil pleinsoleil noirsoleil noir

En pratique

Plantation

J F M A M J J A S O N D

Récolte

J F M A M J J A S O N D

Il y a presque une variété pour une recette : à chair moelleuse et farineuse, cuites au four, servie en purée, sautée ou frites. Les pommes de terre sont traditionnellement classées en fonction du temps quelle mettent à arriver à maturité. Les « nouvelles » ou « précoces » sont récoltés les premières, puis viennent les « semi-précoces » et enfin les « tardives ». La culture à partir de graines est très rare. Il est bien plus courant d’acheter des plants spécialement cultivés pour être replantés.

La plantation

Choisis un emplacement bien aérer (cela évite l’oïdium), dans un terrain bien drainé, où, si possible, tu auras enterré durant l’automne ou l’hiver précédent une bonne quantité de matière organique comme du fumier ou du compost bien décomposé. Idéalement, le sol doit avoir un pH entre 5 et 6. Élabore chaque année un plant de rotation où l’emplacement des pommes de terre ne sera pas celui où tu viens de cultiver des oignons ou d’autres légumes racines. Idéalement, il faut les installer où sont cultivés l’année précédente les haricots ou les pois.

Planter les pommes de terre au printemps lorsque la température du sol atteint 7°C (la période de floraison du lilas) et, si possible quand les fortes gelées ne sont plus à craindre. Pour réduire leur période de croissance, prends de l’avance en faisant prégermer tes plants avant de les enfouir dans le sol.

Si tu veux récolter de l’été jusqu’au milieu ou même la fin de l’automne, plante un mélange de pommes de terre précoces et tardive.

Creuse un sillon peu profond (15 cm) sur la longueur de ton rang et, au besoin, épand au fond de l’engrais longue durée. Place les plants de façon de à ce que l’extrémité qui comporte le plus de germes pointe vers le haut, tous les 30 à 35 cm dans les rangs espacés de 45 cm environ pour les pommes de terre précoce, et laisse un peu plus de place aux variétés semi-précoces et tardive : plantes tous les 35-40 cm dans des rangs espacés de 75 cm environ. Puis recouvre-les d’au moins 2,5 cm de terre.

Entretien

Les pommes de terre demandent peu d’entretien. Arrose tout de même régulièrement les variétés précoces et arrache les mauvaises herbes. Couvre les plants en cas de risque de gelées. Les variétés tardives n’auront généralement pas besoin d’eau jusqu’à ce que les tubercules commencent, tes cultures auront besoin d’être buttées pour que les pommes de terre restent à l’abri de la lumière. Autrement elles verdiraient et seraient impropre à la consommation. Lorsque les tiges font environ 22-25cm amène au râteau autour de la plante. Laisse juste dépasser 10cm de feuillage pour que la croissance se poursuive. Nourris tes pommes de terre d’engrais liquide biologique ou applique-leur un engrais fertilisant azoté pour améliorer leur rendement.

Récolte

Les pommes de terre précoce sont prêtes pour la récolte 100 à 110 jours après leur plantation, les semi-précoce 110 à 120 jours et les tardive 125 à 140 jours. La durée exacte dépend des variétés cultivées, de la météo et de l’état du sol. Un bon indicateur : la récolte est généralement possible au moment de la floraison généralement possible au moment de la floraison des pommes de terre ou juste avant. La seule façon d’être certain est de retirer un peu de terre autour d’un pied et de regarder.

Bien sûr, tu peux laisser les variétés tardives plus longtemps en terre, à condition de les récolter avant les premières gelées. L’avantage, c’est qu’elles continueront à se développer, mais elles auront plus de chance d’être la cible des limaces, des vers et de la gale commune. Mieux vaut couper les tiges (ou « fanes ») lorsqu’elles commencent à dépérir, à l’automne. Si tu prévois de stocker tes pommes de terre, récolte-les par temps sec et laisse-les sécher au soleil. Mets de côté les tubercules endommagés pour les consommer tout de suite, et stocke le reste dans des sacs en papier double épaisseur ou des sacs en toile de jute.

Conserve-les dans un endroit sec, frais, bien ventilé et protéger de la lumière.

Quelques problèmes

Les nématodes à kyste de la pomme de terre attaquent ses racines. Chaque kyste est le corps d’un ver femelle qui peut contenir jusqu’à 600 œufs. Lorsque ceux-ci éclosent, ils absorbent tous les nutriments de la plante, qui se flétrit et meurt. Ils creusent aussi des tunnels dans des pommes de terre. Les œufs peuvent « dormir » dans le sol pendant plusieurs années. Il n’existe aucun remède. Le mieux c’est de mettre en place une rotation des cultures.

Les doryphores sont des coléoptères aux rayures noires et jaunes, originaires des États-Unis, où ils restent un problème redouté, mais moins présent en Europe. Les larves et les adultes dévorent les feuilles de la pomme de terre, ce qui diminue la production.

Il y a d’autres ravageurs comme le vers gris, le taupin et les limaces.

Côté maladies, le mildiou se manifeste par des taches marron sur le bord des feuilles, avec parfois l’apparition d’une moisissure blanche duveteuse sur leur face inférieure. Les feuilles se flétrissent et meurent, les tiges se couvrent de tâches foncées et s’affaissent. Les pommes de terre peuvent se marquer de taches sombre sous lesquelles la chair devenue marron rouge et développe une odeur et une texture collante, avant de pourrir complètement. Je te conseille de choisir des variétés résistantes et de faire attention à butter les pieds avec soin.